mardi 26 janvier 2010

ivresse littérale

non mais tsé des fois quand t'es super indifférente pi que y a des gens qui le savent même pas (surtout quand t'as une face aussi expressive que la mienne) qui font une différence dans ta vie pi y s'en foutent probablement d'toi tsé.  j'me sens super sneaky de ressentir autant d'affection pour des gens qui le savent et qui le sauront peut-être jamais.  en quelqu' part, ça me rassure qui le sachent jamais aussi... on est toute un peu de même j'imagine, y a quelquechose d'irrésistible à se créer un nid de sentiments qui sont juste jamais avoués. pas cachés ni rien. juste là sans que grand monde y porte attention. monsieur madame j'suis peut-être pas happy go lucky pi peut-être pas super affectueuse ni pro en ce qui concerne le monde social, mais mon coeur y'est pas aussi vide que j'veux le laisser parraître.
faque leçon à tirer de ça: si j'te fixe en te regardant semi-croche, c'est juste une expression faciale cachée qui exprime que jt'en train d'me dire; «chek le/la, j'suis tellement insensible.»
parce que oui, 90% des gens qui me renconrtent (c'est prouvé, sérieusement) pensent que je les aime pas au début.
désolée de vous apeurer avec mon air farouche. sachez que j'taussi apeurée que vous au fond.

mercredi 20 janvier 2010

mes doigts glissent sur l'ivoire


La faible, très faible corne qui se forme sur mon index, majeur et annuaire droit me plait, car elle me rappelle à moi, et à moi seule, les rudes cordes et le son qu'elles créent.  C'est si subtil que personne ne l'a jamais remarqué et ça me donne l'impression de secret, d'intimité que créerait sûrement une trace de morsure sur ma hanche. 
Je dois avouer que, souvent, seule, je ferme les yeux et laisse mes doigts s'aventurer sur les cordes.
Pourtant, cet autre instrument ne laisse aucune trace semi-permanente sur mes mains, de quelque manière que ce soit.
J'appuie, parfois très fort, très brusquement, parfois tendrement et si faiblement que personne d'autre que moi ne pourrait en saisir le bruit, la musique.

Je dois avouer que lorsque mes yeux sont clos et que je joue sans faire d'erreurs, des frissons parcourent mes bras et mon dos.


Alors mes doigts glissent sur l'ivoire sans mon contrôle, sans assistance cérébrale, les nerfs tactils de mes empreintes digitales s'en réjouissent, tout comme mon être entier, comme en témoignent les frissons.

without me you got it all

Toute créature excentrique possède ses qualités propres à son espèce. C'est en effet ce qui différencie un spécimen d'un autre, comme on distingue clairement la différence entre une femme et une vipère.... parfois.  Voyons, trouvons un exemple plus évocateur, peut-être?  La différence entre un homme et un chien, sinon un chiot?... Non... Encore ici, c'est peu flagrant. Une fillette et un oiseau?  Un hypocondriauqe et un raton-laveur?  Un grand-père et une corneille?  Un rat et un garçon en plein milieu de la puberté? Une hyène et ta maîtresse? 

Enfin bref, peut-être pourriez-vous m'aider à trouver quelque métaphore plus complaisante aux besoins de la cause?
En attendant, je vous ai concocté ceci.  Quelle belle recette. 
  1. Peu d'enthousiasme,
  2. du faux-espoir (ça coûte moins cher au IGA),
  3. des fibres pour que ça se digère bien,
  4. un brin de rêverie et
  5. beaucoup d'indifférence.
  6. Sans oublier du papier cellophane, pellicule transparente d'hydrate de cellulose,utilisée pour emballer ta grosse tête... peut-être pour t'étouffer?

Quand t'es mélangée, la recette fait minimum 8 pages.

mardi 5 janvier 2010

ahh l'arrogance de créer des malaises

ohmercimariebérubé

j'sais pas si j'devrais m'esclaffer ou être réelement affligée par
l'espèce de rodomontade qui s'établit avec l'âge
je ne m'hasarde pas à dire "maturité" se serait, ma foi, éronné.
oh! et puis, qu'est-ce que cette chétive ségrégation,
cet ironique leitmotiv?
analogues, homologues, identiques, uniformes,
voilà ce que nous sommes!
que cette cohésion me plaise ou non,
m'en disjoindre me cloisonne la caboche.

je savoure ce succulent* capharnaüm,
cette bimbeloterie qui au fond m'ennivre
de ses rablées tentacules qui m'étreignent ainsi que l'entier
parsemé d'irrégularités dont est formée l'évolution.
"éclairée", dites-vous?
je m'insurge seulement, à l'encontre de vos faibles dissentiments,
face à l'inéluctable et indisociable nature de nos traînées.
abdiquer, déserter les modiques troupes serait sûrement plus adroit.

pourquoi contester l'incontestable?



*mot favori de Salvador Dalì.