samedi 12 décembre 2009

les chacals entre mes dents

tout est beau tout est laid tout est bien tout est mal
la relativité c'est moral mais trop immoral
ça détruit le moule du contrôle, le rend incontrôlable.
les plombages sont mes oeuvres d'art, ta cheville mon amante.
tellement rapide que j'en perd le fil
on m'enferme dans le cercle de la vie, on la brasse, me secouant de surcroît.
ai-je déjà mentionné la nausée?
Jean-Paul Sartre, tu m'as marquée,
comme les griffes d'Aliss, la surfemme, la reine rouge,

ça fait mal ça fait du bien

mardi 8 décembre 2009

je déchiquette le portrait de ton air snobinard

l'oesophage ou le larynx, en tout cas dans cette région-là, ça se reserre et ça fait mal. le nez picotte et se met à couler spontanément, ce qui est très dérangant quand t'as pas envie de bouger. les yeux rougissent, s'emplissent d'eau salée. Tu tentes d'abaisser les commissures de tes lèvres, comme si ça retenait le liquide de s'échapper. Là, t'oses plus bouger et tu essayes ( tentative qui foire inévitablement) de camoufler ton visage pouffi et tes paupières enflées. Comme tes narines sont incommodées, tu respires par la bouche, ce qui entraîne indubitablement les soubressauts de ta respiration, que tu tentes quand même de faire discrète. Tu te concentres pour garder une respiration lente et rythmée, alors l'eau salée glisse, la maline, le long de ta joue, ou, souvent, sur le coin de ta narine avant de finir sur tes lèvres gersées. Tu t'envoyes chier mentalement d'avoir laissé l'eau s'écouler, et au fil de tes insultes, ton larynx se contracte encore, ta bouche se tord, ton nez coule, une autre larme en profite pour s'échapper. Alors là tu perd le focus sur ta respiration qui devient saccadée pi comme t'essayes de te reprendre en retenant ton souffle, un étrange gémissement sort de ta bouche, à ton plus grand désarroi. Tu ferme les yeux, d'autres coulisses transparentes apparaissent sur ton visage.

voici donc la réaction physiologique de mes sanglots.
bonne soirée.