mardi 24 novembre 2009

la mélodie du monotone

c'est le cycle des émotions,
je me demandais justement quand cette phase-ci se pointerait le bout du nez.
elle me plait étrangement,
mélange de calme, sérénitude, amertume et esprit analytique,


J'ai le goût de m'étendre dans un champ aux longs herbages
Avec le soleil qui réchauffe ma carcasse
Et me paralyse en un doux confort
Je n'oserais pas bouger,
Je laisserais le vent me frôler,
J'écouterais sa mélodie.
Elle peut parraître monotone à la première ouïe,
Mais durant les moments d'hypnose et d'euphorie,
Elle devient la plus belle des comptines,
Celle avec laquelle nos oreilles, sans tarder, s'acoquinent.

Et je pleurerais de bonheur,
Et je me dirais que la solitude me tire souvent de ma torpeur.
Quel coutau à double-tranchant,
Cet étrange mais puissant sentiment,
Il m'effraie, parfois il est impératif que je m'en débarasse...
Ces jours-ci, pourtant, c'est moi qui sans relâche le pourchasse.

dimanche 15 novembre 2009

le mois de novembre

ce n'est pas seulement le permanent stratus gris,
ni les dernières parcelles de chaleur qui s'enfuient.
le mois de novembre fait des ravages, ça oui!

comme je souris et j'obsèrve de loin la vie,
l'ennui et le morne des autres me transgresse de malsaine folie.
cette fois ça ne vient pas de mes curieuses manies,
mais bien de la frustration constante d'autrui.

si on admet que l'uivers tourne autour de ma lucidité aigrie,
on peut constater sans prétention que tout me lie
aux malheurs et sporadiques fri-fri
de ces malheureuses créations de la biologie.

si leur haine ne m'atteint pas d'ici la fin de ce mois-ci,
je pourrai pleurer doucement et amèrement cette géniale ironie.

mardi 3 novembre 2009

moew

en ce 31 octobre, après un bref tour à l'hôpital,
j'ai inhalé le plus dalinienne fumée qui soit,
et mon soulagement est devenu euphorie
et le changement d'heure m'a rendue puissante
car oui, j'ai voyagé dans le temps, j'ai reculé d'une heure.
j'ai crié ma folie, je m'appelle Gala, Gala le chat,
je jette les bonbons à la face d'une licorne qui hênnit sauvagement
et je dessine doucement ma perception de la vie.
vous aimeriez, un joli dessin. et au haut de la page, de l'oeuvre
un titre lancinant et évocateur:

JE NE SAIS PAS.

épiphanie dalinienne rhinocérontesque

artisteégocentriqueintrovertiepeureuseresponsableextravertie
impitoyableintelligenteautonomecondescendentecompréhensive
paresseuseambitieuseindéciseinsensibleindifférenteanalytique
logiqueimmoraleidéalistedsillusionnéemoralisatrice
etc., etc., etc,...

QUESTIONNEMENTS TYPIQUES:
Que suis-je, que voient les autres en moi, comment les autres m'affectent-ils? Pourquoi ce mix imprévu d'antipodes, de protons et d'électrons qui s'attirent, de renfermement et d'ouverture d'esprit? Pourquoi ce désir de tout connaître, bien-être/parraître, exceller, être aimée, créer, philosopher, débattre?
Je suis autant comme eux que je suis différente d'eux.

50 ans plus tard, on trouve encore de temps à autre, ça éclate au jour, comme ça, sans raison, un reflux, une vague, un reste de ce qui fut le reigne des fanatiques supra-intelligents. Créer l'élite aryenne par dizaine et les élever dans le plus grand secret, brûlant certificats de naissances à la fin de la guerre et les laissant sans identité. Quelle intelligence futuriste. Attention, futuriste est aussi synonyme avec sans-coeur et sadisme.