lundi 22 février 2010

variante: Ode à l'odontologie sadique.

Les canines à taille fine,
Les molaires, quelle galère!
Pourtant, on s'entend
qu'aucune de ces dents
Ne cause autant de maladresse
que mes défuntes dents de sagesse.

De béants orifices
ornent dorénavant cette antre dénuée d'artifices.
Chaque jour, je dois donc me gargariser
à l'aide d'un grand verre d'eau salée.
J'en ai assez!
C'est à peine si je peux mâcher
Sans qu'un malin point de suture
à mon horreur se fracture.

vendredi 19 février 2010

se droguer à l'anti-douleur est ma spécialité

petit sac ziploc,
tu renfermes le contenu de ma gueule enflammée
je ne peux prétendre que je m'en moque...
arrachée, mutilée, combien de temps ça va durer?

c'est pas que je souffre tant,
mais c'est horriblement constant,
mon insomnie est sans répit,
ma salive d'un rouge décrépit.
.

vendredi 12 février 2010

la beauté terrifiante et comestible

J'aurais voulu vous murmurer dans le creux de l'oreille:
« Vous savez, mon instinct féminin laisse à désirer, alors ne soyez pas vexé si je fuis votre regard et que je n'ose vous demander l'heure, je suis comme ça.  Vous m'effrayez  sans avoir besoin de dire un seul mot, sans même un sourire.»

il parraît qu'il avait de beaux yeux.
je ne saurais dire.

mercredi 3 février 2010

maudite sois-tu, Valse d'Amélie

« Il était une fois,
une belle mais étrange jeune fille nommée Amélie.  Elle vivait en France et mangeait des fruits chaque matin.  Son seul petit défaut était sa timidité. Elle n'osait presque jamais sortir de son pittoresque appartement, de peur qu'on l'accoste dans la rue.

Comme je l'ai mentionné plus haut, Amélie était très belle et attirait tous les regards, surtout celui du prince.  Ce dernier organisa un bal en l'honneur de la jeune femme, mais elle ne s'y présenta pas, trop gênée d'être remarquée par tous les invités.  Elle resta donc tapie dans sa demeure, seule et emmitouflée dans un pull de laine.

Fin.»







Sur le dessin, il ne manque qu'un dernier chat; un chat muni d'un tambour rouge à l'effigie de Che Guevara.
Ce chat, c'est moi. Comment ont-ils pu m'oublier?  
Je savais bien que les félins étaient des êtres vicieux...  


AU LOIN QUELQU'UN S'ÉCRIE:
« C'EST BIEN NORMAL QUE TU EN SOIS UN, ALORS!»




Tout bas, je réponds: « Tu as bien raison.  Et l'ancêtre de l'éponge qu'a découvert Fritz qui date de 800 millions d'années sur une roche des monts des Territoires du Nord-Ouest, c'est pas tous de là qu'on vient? De sales bestioles sans but ni objectif autre que de mourir pour ne pas voir le destin de leur descendance?  Des mollusques faits de collagène, ça diffère beaucoup de la femme d'aujourd'hui selon toi?  On reviens aux origines, seulement on se sent moins cobayes que ces vieilles créatures gravées dans le roc.  Heureusement que l'humain, tout comme la chat se décompose sans laisser de trace.»