lundi 21 septembre 2009


J'ai terminé 5150, rues des Ormes.
Puis-je dire: Parfait?
Puis-je déclarer mon admiration envers Patrick Sénécal?
Puis-je me contenir d'ici le 9 octobre; date à laquelle le film sortira?
Puis-je me délecter de la pure folie entourant cette histoire démente?
Wow. Magnifique.

On dérape dans le débile, l'absurdité, on accepte l'innacceptable dans le contexte le plus absurde, le plus terrible, le plus dépourvu d'humanité.
J'aime la folie, les métaphores, le cru, la démence.
C'est tellement vrai, l'immoralité.
J'admire l'audace de l'immoral. La controverse qu'il propose, sa vérité inadmissible.
Sans contexte, tout est absurde ou incohérent.

Jouer aux échecs, jouer la partie ultime avec son détenteur,
Jouer grandeur nature, jouer avec des cadavres.
Les justes et les non-justes. Ne serait-ce pas plutôt le contraire?
Y en a-t-il seulement un qui a raison?
Stratégie du meurtre,
Le roi, le bébé mort-né, sa femme s'étant pendue, le fou.
Tous des pièces.

Pourtant, c'est logique. Sans le contexte, beaucoup de choses semblemt immorales, scandaleuses.
Je suis sans mots devant ceux qui ont la capacité de rendre le scandale acceptable, devant ceux qui rendent la démence logique, alors qu'on traite souvent la folie de dénuée de logique.
Ça me fascines, oui.

mardi 15 septembre 2009

fonction oubliée

j'ai pris une marche,
en cette belle soirée fraîche de septembre,
mon ipod dans les oreilles,
mes pas au rythme des chansons,
j'aime l'automne,
on y est pas encore, mais je le sens.
j'suis sortie de chez moi à 7h30,
une impulsion étrangère m'y a poussée,
chose rare chez moi.
sur Tracy, pique vers la Concorde par Auteuil,

ça m'a fait du bien, de prendre le temps,
comme la vie file vite, mais dans ces moments là,
elle ralentit, elle me suit,
pour une fois,
c'est moi qui mène.
la tête vide, le yeux semi-clos.
pas de soucis, car la vie, elle me suit,
elle m'épie, sans aucune hâte,
elle se cache dans mon ombre,
se brouille lorsque mon pied heurte une flaque d'eau,
vaçille quand je rencontre les phares d'une voiture.
pour une fois que je ne la contemple pas à travers une vitre.

mardi 8 septembre 2009

au centre du tourniquet.

Parc Guell par Gaudi, Barcelona, Par moi.ça tourne, c'est drôle,
rouge, jaune, vert, bleu, orange, violet...
chaque teinte se mélange,
ça tourbillone devant mes pupilles
mes cils papillonent,
tous rient, c'est un jeu,
celui qui tient le plus longtemps,
j'ai laissé mes yeux fermés un peu trop longtemps,
ça commence à tourner,
j'espère que les autres vont se tanner bientôt,
mais non, là, ce petit garçon,
il pousse le tourniquet encore plus fort,
c'est reparti de plus belle, plus vite encore,
incontrôlable.

au milieu du sable, près des balançoires,
chaque enfant s'y retrouve au moins une fois,
à vomir sur la chaussée,
la nausée triomphe parfois,
au moment où l'on s'y attend le moins.

jeudi 3 septembre 2009

repère sous ton orgueil

New York, Empire State Building, par moi.J'ai soif de tout voir, tout connaître, tout apprendre, comme un enfant. Mais en même temps, j'suis blasée, j'ai envie d'm'enfermer, d'm'isoler de tout et voir qui m'appelerais quand même. J'ai besoin de sommeil, l'école m'épuise, les livres me fascinent, la liste d'auteur ne fait que croître, Edgar Poe, Patrick Sénécal, Guy de Maupassant, Stephen King. J'ai envie d'écouter de la nouvelle musique, de stopper le maquillage,
de créer n'importe quoi, de dessiner ta face, de prendre le temps, de me défouler sur un papier, soit écrire sans arrêter, une histoire faite de folie et de café, j'ai envie de doctor martins en uniforme, de robes fleuries, de cardigans 4 fois trop grand, de jupe crayon, de cheveux ondulés. Desfois j'me dit que je devrais arrêter ces énumérations interminables, mais j'aime les écrire, toute sort en même temps, parce que j'ai perdu le tour d'écrire mes sentiments, j'me suis fermée trop longtemps, mon coeur commence à peine à pointer le bout de son nez. Comme si un coeur ça avait un nez de toute façon. Desfois, à l'école me viens une envie de pleurer, comme ça, en écoutant la prof de français fort monotone mais aux goûts littéraire ma foi délicieux, j'veux du temps à rien faire, à réfléchir, à imaginer. Je change tellement, je ne me vois plus faire, j'fais juste vivre au rythme de mes allées-retours mentales, au rythme de la fausse logique qui m'habite.
L'autre jour ma prof d'anglais que j'aime m'a demandé 3 adjectifs positifs avec lesquels mes amis ou mes connaissances me décrieraient. J'ai répondu indépendante, forte et intelligente. Après elle m'a demandé avec quels adjectifs positifs je me décrirais moi-même. J'ai hésité. J'ai finalement dit ouverte d'esprit, autonome et artistique.
J'ai l'impression d'être tellement compliquée et pleine de questions que ça en devient égoïste. J'ai envie que les 2 ans qui me séparent du CEGEP passent en un claquement de doigts. J'veux pas que mes amis m'oublient comme je leur donne l'impression que je les oublie parfois. Je m'en veux de ne pas être très sociable, très vivante facialement.
Desfois c'est de ça que j'ai besoin; l'isolement. Quand je disparais pendant quelques semaines, mon retour est merveilleux, ma confiance personnelle haute comme 20 000 immeubles, mon niveau de sociabilité au max. Peut-être que ça va me faire du bien, à la fin.
J'aime écouter les insécurités des autres, j'aime leur répondre honnêtement, et j'aime qu'ils aiment mon honnêteté. J'suis meilleure pour donner des conseils aux autres que pour parler de mes problèmes.
Tout est gris, aujourd'hui, désolée.
Ça fait du bien, d'extérioriser, même si je ne réussis à le faire que dans ce monde virtuel.