mardi 5 janvier 2010

ahh l'arrogance de créer des malaises

ohmercimariebérubé

j'sais pas si j'devrais m'esclaffer ou être réelement affligée par
l'espèce de rodomontade qui s'établit avec l'âge
je ne m'hasarde pas à dire "maturité" se serait, ma foi, éronné.
oh! et puis, qu'est-ce que cette chétive ségrégation,
cet ironique leitmotiv?
analogues, homologues, identiques, uniformes,
voilà ce que nous sommes!
que cette cohésion me plaise ou non,
m'en disjoindre me cloisonne la caboche.

je savoure ce succulent* capharnaüm,
cette bimbeloterie qui au fond m'ennivre
de ses rablées tentacules qui m'étreignent ainsi que l'entier
parsemé d'irrégularités dont est formée l'évolution.
"éclairée", dites-vous?
je m'insurge seulement, à l'encontre de vos faibles dissentiments,
face à l'inéluctable et indisociable nature de nos traînées.
abdiquer, déserter les modiques troupes serait sûrement plus adroit.

pourquoi contester l'incontestable?



*mot favori de Salvador Dalì.

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