dimanche 30 août 2009

absence et retour

je croyais que le détachement faisait plus mal.
en fait, ma peine n'est pas dirigée vers moi.
elle l'était, mais plus maintenant.
j'ai délégué. j'peux plus faire grand chose si
tu continues de partir.
ta quête du bonheur, tu l'as tout faux.
on se reverra quand t'auras envie de jouer au piano,
et quand tu sauras t'arrêter,
et quand t'auras plus peur de penser,
et quand tu sauras accepter,

quand tu seras réparé.

mardi 25 août 2009

le génie dit;

Faisons en sorte que ça dure pour toujours,
ou si ça doit se terminer bientôt,
faisons en sorte qu'on change notre monde,
juste le nôtre, c'est déjà un exploit.
Faisons en sorte d'être marqués, souillés, usés par cette vie,
si c'est pas toujours rose,
dis-toi que chaque personne que t'as connu en a valu la peine,
que tout le monde t'apporte quelquechose.
la mémoire, c'est important, oui,
mais pas autant que le présent.
vis-la, ta vie de jeune en débauche,
parce qu'au fond de toi, tu le sais,
qu'y a rien de bien méchant à ressentir le vent et oublier le reste.
le temps nous perdra tous,
autant bien s'emmêler dedans comme il le faut.

le café c'est le breuvage des artistes. - Cynthia Choufani

Peut-être parce que je sais qu'ils en ont vu bien d'autres et que je m'étonne encore de pouvoir marquer leur été. J'ai du mal à croire que je change des choses dans la vie des gens, mais pourtant, c'est vrai. Ça me fascine. Que MOI, je sois étampée dans une partie du cerveau des gens, c'est merveilleux. Que MOI, je change leur vision des choses, de la vie, que je fasse partie de leurs souvenirs, que je leur rappelle une époque, un sentiment, une période...
Parce que Dieu sait comment chacun d'eux me marque, m'a marquée et me marqueras! Parce qu'enfin je peux me dire: lui/elle, j'ai changé quelquechose dans sa vie, aussi minime que ce changement soit, il a été causé par MOI, juste parce que je suis et que la vie s'apprécie ainsi.

lundi 24 août 2009

jusqu'à ce que nous frappions le ciel

Ça me fait plaisir que tu veuilles me voir, que tu me parles, que tu fasses confiance à mes goûts, qu'on connecte sur certaines choses, qu'on se comprenne sans mots, qu'on échange des sourires, des regards qui veulent tout dire, qu'on soit honnête l'un envers l'autre, qu'on vedge ensemble les après-midi de canicule, qu'on s'encourage mutuellement.
- à f de moi.
Photobucket
credit: Cynthia Choufani
J'sais pas qui je dois remercier.
Tout est beau à travers la laideur du monde.
Tout arrive pour tout, rien n'arrive pour rien.


lundi 17 août 2009

rêve

Tout a commencé sur un coup de tête. Un mal de vivre, une envie de liberté, de fuite. C'est ce que j'ai fait. Je suis partie, j'ai marché, j'y ai été avec les moyens du bords. Road trip/fugue, comme on veux. Comme tu veux. C'est seulement toi qui m'importe. Seulement toi, qui me manques dans ce monde inconnu.

J'arrive à une marina, comme quand j'vais en Floride; c'était familier mais c'était pas ou j'vais chaque année. Je croise plein de vieux saoûlons qui rient, qui me feraient peur à Montréal, mais là, ils étaient sympatiques. Des vieillards joyeux. Le soleil se couche et j'passe à côté dun magasin et là j'rentre par une porte patio ouverte juste à côté du magasin.
Je me retrouve dans une pièce, un genre de salon au murs fait en chaud orangé, sable. Une fanne au plafond qui tourne lentement, un divand en tissu vieux et sal, une petite télévision allumée sur MUTE, une table de salon avec un cendrier dessus, encore de la fumée qui s'en dégage, qui s'élève et teinte l'air, une guitare dans l'coin et un cadre au mur.

Encore cette impression de familiarité.

Il y a d'autres portes, 3 autres portes qui mènent à d'autres pièces, mais je reste au salon, j'étudie. Là, j'entends "Steph?"
Je me retourne; sur le pan de la porte se trouve "Toi", qui me regarde avec un air de confusion.
"OH MON DIEU! Comment ça t'es ici?!"
Mon coeur bat vite, et j'ai chaud et j'me sens sale, je sue et je me dis : Quelle sorte de coincidence est-ce là?
J'lui saute dans les bras, il m'explique qu'il était tanné de Laval, qu'il avait l'goût de fuire, qu'il vivait ici depuis quelques mois.
J'lui explique que j'suis partie comme ça, il comprend tout, on se souriait et j'lui dit "J'suis tellement heureuse de te revoir, tu sais pas comment tu comptes pour moi."
Là, son sourire se fige, il regarde par terre, il y a une main qui apparaît sur son épaule.
Je regarde derrière lui, puis mon visage devient pâle, pâle.

Tout mon doux bonheur s'estompe d'un coup.
Dans ma tête c'est un gribouillis de: "Oh shit... Oh shit... Pourquoi elle est ici? Il me semblait que c'était fini. Elle était pas bonne pour lui, pourquoi elle est la?"
En effet, en effet, derrière lui, me souriant innocemment, "Elle" était là.

Comme j'suis pas sensée savoir toute l'histoire: "Toi" me sourit vaguement, mal à l'aise puis il dit: "Steph, j'te présente "Elle""
Elle me sert la main :"Il m'a souvent parlé de toi, j'pense que tu es une de ses meilleures amies!"
Stupide moi: "Haha! Heum, heureuse de te rencontrer."
Ils entrent et la "Tu" me montres les autres pièces.
"Tu" me dit que j'peux rester avec eux aussi longtemps que je le souhaite.

S'ensuit une série de journées ou j'reste avec eux, "Elle" est trop souriante, trop gentille, trop parfaite, trop pas du genre à "Toi".
Moi j'les regarde et à chaque fois mon coeur se fend, pour lui, qui a l'air heureux mais en manque de quelque chose, pour nous, parce que tout a changé maintenant, on ne se parle plus comme avant, on n'est plus comme avant, maintenant c'est tendu, c'est des silences, des secrets, du passé dissimulé.
"Elle", elle ne se doute de rien. Ils sont un à côté d'l'autre sur le divan, elle lui flatte le dos, ils s'embrassent, même si "Tu" fais attention en avant de moi. Mais moi, j'suis dégoûtée, j'suis triste, j'me sens de trop.

Finalement, une journée, je craque, je me réveille a 6h, je me lève, "Tu" es déjà debout, il tente de re-créer des liens avec moi, j'suis distante, j'lui dit que j'ai besoin de prendre l'air et que j'vais revenir pour souper. Il me fait un câlin, il me serre tellement fort, j'ai l'impression qu'il veut me dire quelque chose, on veut toujours se dire quelque chose mais on se retient, il me tient dans ses bras longtemps, il m'étreint et ça vaut mille mots. Quoique moi j'ai juste envie de fuire quelques instants de cette maison qui me rend si malheureuse. En d'autres temps ça m'aurait comblé, ça m'aurait satisfaite.
J'ai les bras collés à mon corps, c'est un câlin à un sens, c'est un câlin qui veut dire "J'suis désolé, va-t-en pas, j'ai besoin de toi". C'est étrange, c'est trop pour moi. Autrefois, j'aurais serré aussi fort, j'aurais retourné l'étreinte, j'aurais murmuré des mots dans son oreille, j'aurais passé mes doigts dans ses cheveux, j'aurais...
"Elle" entre dans la pièce, face à moi, son regard croise le mien.
Je repousse aussitôt "Toi", il se retourne, voit "Elle", mais moi je ne laisse pas la scène gênante s'exhausser, je tâsse doucement "Elle" de la porte et je sors, je cours jusqu'à la mer, la plage, il fait tellement beau, il vente, le ciel est bleu, et moi j'suis vide.
J'reste assise dans le sable jusqu'à au moins 3h avant de me décider à me lever, j'arrive pas à pleurer, j'arrive à peine à former une expression façiale, a bouger. J'suis engourdie, paralysée, je ressens rien, j'sais juste que j'peux pas abandonner "Toi".

J'retourne vers où on vit, en chemin je passe par une épicerie, j'y entre, je demande à un caissier "Who should I talk to if I'm searching for a job here?"
On m'emmène à un homme d'une soixantaine d'années, il me parle, je lui dit que j'aimerais travailler, je lui dit que j'parle français, il est ravi, il m'engage, je commence dès le lendemain. Je retourne chez moi vers 6h30PM, le ciel est plus couvert, je respire l'air salin et je me fais une couette.
Je rentre, "Tu" es sur le divan, je lui raconte ma journée, "Elle" va s'asseoir à côté de lui, je continue de parler, je m'efforce de faire semblant que tout est normal, que je suis sereine. "Tu" es content pour moi, "Elle" aussi.
Mon rêve termine quand je travaille, je passe des fruits à la caisse pour un gars d'environ 28 ans, il se met à faire la conversation, j'fais ma sympatique.
"Tu" entre vers 5hPM pour venir me chercher alors que je finis de travailler, puis alors que j'pars en ta compagnie, l'homme de 28 ans me demande si j'suis avec "Toi" :"Are you two together?" alors là je souris, "Tu" me regarde, et je réponds "We always have been."
Puis "Tu" me prend la main et on s'en va.

mardi 4 août 2009

Ode à la barbotte du lac des îles

Comme un petit poisson rouge,
Je nage parmis ta vie; une abysse sans fond
À travers les courants et les remous qui me bougent
Au milieu des algues et des autres poissons

Marée haute comme marée basse
Suivant le fil des lunes qui passent
Toujours dans l'eau, je serai là
Tu n'auras qu'à nager vers moi.

Parfois, lorsqu'il se fait fort tard,
Et que je me suis perdue dans le noir
Je me mets à t'espérer
J'aimerais tant que tu viennes me retrouver.

On pourrait nager aussi longtemps que tu voudrais,
De toute manière, l'océan, ça ne finit jamais...