jeudi 3 septembre 2009

repère sous ton orgueil

New York, Empire State Building, par moi.J'ai soif de tout voir, tout connaître, tout apprendre, comme un enfant. Mais en même temps, j'suis blasée, j'ai envie d'm'enfermer, d'm'isoler de tout et voir qui m'appelerais quand même. J'ai besoin de sommeil, l'école m'épuise, les livres me fascinent, la liste d'auteur ne fait que croître, Edgar Poe, Patrick Sénécal, Guy de Maupassant, Stephen King. J'ai envie d'écouter de la nouvelle musique, de stopper le maquillage,
de créer n'importe quoi, de dessiner ta face, de prendre le temps, de me défouler sur un papier, soit écrire sans arrêter, une histoire faite de folie et de café, j'ai envie de doctor martins en uniforme, de robes fleuries, de cardigans 4 fois trop grand, de jupe crayon, de cheveux ondulés. Desfois j'me dit que je devrais arrêter ces énumérations interminables, mais j'aime les écrire, toute sort en même temps, parce que j'ai perdu le tour d'écrire mes sentiments, j'me suis fermée trop longtemps, mon coeur commence à peine à pointer le bout de son nez. Comme si un coeur ça avait un nez de toute façon. Desfois, à l'école me viens une envie de pleurer, comme ça, en écoutant la prof de français fort monotone mais aux goûts littéraire ma foi délicieux, j'veux du temps à rien faire, à réfléchir, à imaginer. Je change tellement, je ne me vois plus faire, j'fais juste vivre au rythme de mes allées-retours mentales, au rythme de la fausse logique qui m'habite.
L'autre jour ma prof d'anglais que j'aime m'a demandé 3 adjectifs positifs avec lesquels mes amis ou mes connaissances me décrieraient. J'ai répondu indépendante, forte et intelligente. Après elle m'a demandé avec quels adjectifs positifs je me décrirais moi-même. J'ai hésité. J'ai finalement dit ouverte d'esprit, autonome et artistique.
J'ai l'impression d'être tellement compliquée et pleine de questions que ça en devient égoïste. J'ai envie que les 2 ans qui me séparent du CEGEP passent en un claquement de doigts. J'veux pas que mes amis m'oublient comme je leur donne l'impression que je les oublie parfois. Je m'en veux de ne pas être très sociable, très vivante facialement.
Desfois c'est de ça que j'ai besoin; l'isolement. Quand je disparais pendant quelques semaines, mon retour est merveilleux, ma confiance personnelle haute comme 20 000 immeubles, mon niveau de sociabilité au max. Peut-être que ça va me faire du bien, à la fin.
J'aime écouter les insécurités des autres, j'aime leur répondre honnêtement, et j'aime qu'ils aiment mon honnêteté. J'suis meilleure pour donner des conseils aux autres que pour parler de mes problèmes.
Tout est gris, aujourd'hui, désolée.
Ça fait du bien, d'extérioriser, même si je ne réussis à le faire que dans ce monde virtuel.

Aucun commentaire: